Écorchées

Travaux d’anatomie, octobre 2022 : deux études d’écorché d’après photos sur des modèles féminins. Crayon, crayons de couleur et encre sur carnet à croquis Moleskine. Musculature superficielle et, pour le modèle de droite, quelques éléments du squelette et une esquisse des glandes mammaires.

Beautés perdues

Grace Kelly & Cary Grant, en vanité.

Étude anatomique du crâne d’après une célèbre photo du couple d’acteurs Grace Kelly et Cary Grant, icônes de beauté en leur temps et parfaits exemples des différences morpho-anatomiques entre les deux sexes, au-delà des différences d’âge et de stature individuels.

Carnet parisien, été 2022

Croquis réalisés à Paris sur carnet format leporello en juin (recto) et août 2022 (verso). Visite des expositions Champollion (Bibliothèque Nationale de France), Pharaons des deux terres (musée du Louvre) et L’arc et le sabre, imaginaire guerrier du Japon (musée Guimet), passage dans la galerie de Paléontologie et d’Anatomie Comparée du Muséum National d’Histoire Naturelle, au musée de la Chasse et de la Nature et au musée de l’Homme.

Portraits animaliers

Premières pages d’un nouveau carnet consacré à une confrontation entre portrait en chair et crânes de divers animaux : ici le chameau (Camelus bactrianus), la girafe (Giraffa camelopardalis) et un vieux tigre aux os jaunis et piquetés de trous, aux canines abîmées (Panthera tigris). Portraits en couleur réalisés avec différentes techniques (crayons de couleur, aquarelle, pastels secs), crânes en noir et blanc aux crayons gras. Aucune stratégie particulière quant à la succession des organismes, rien d’autre que l’inspiration du moment et le sourire dentu et sarcastique d’un crâne bien placé.

Artémis chasseresse

Modèle à l’aquarelle (12 mars 2022)

Travail des raccourcis et de l’aquarelle sur une pose sophistiquée et complexe, d’après photo. Une pose dont la peinture classique aurait fait une figure de Diane ou d’Artémis. Aujourd’hui, elle pourrait devenir une allégorie de l’Ukraine résistante face à l’ours russe…

Topographie dorsale…

Dos d’une ballerine. Craie sanguine, pierre noire et mine de plomb 2B sur carnet leporello

Quand le mouvement chamboule les reliefs du corps : sur cette ballerine à la peau fine, la posture statique laisse voir les limites des omoplates, la musculature des épaules et les vertèbres cervicales. Les bras rejetés en arrière pincent le muscle trapèze entre les omoplates et la colonne, font saillir les grands ronds et les sous-épineux et laissent apparaître le voile enveloppant du grand dorsal, tandis que dans l’épaule se séparent nettement les faisceaux postérieur et médian des deltoïdes. À la simplicité tendue succède un paysage complexe et bouleversé.

Vanité pour nouvelle année

Étude anatomique sur carnet leporello A5 ; mine de plomb, aquarelle, critérium vert et encre de chine. D’après une photo de M. J. Ranum (Deviant Art)

Dernier exercice pour 2021. La beauté du modèle et la symétrie solennelle de la pose ont incité le traitement en étude du squelette, en écho aussi au thème de la vanité, développé au même moment dans une exposition du musée des Beaux-Arts de Lyon. La prêtresse accueille la nouvelle année… avec respect mais circonspection.

Orante écorchée

Étude anatomique à titre d’exercice. Silhouette réalisée de la main gauche à la craie sanguine, écorché ajouté de la main droite à la mine critérium bleue 2 mmm. La pose et la morphologie fine et musclée du modèle mettent en valeur la série des obliques le long du tronc et l’éventail des faisceaux du grand dentelé. Le contraste entre sanguine et bleu et la différence de rendu des deux outils soulignent la distinction entre morphologie externe et anatomie interne.

Exercice en trois étapes

Nouvel exercice de morpho-anatomie, combiné à un petit défi technique : le dessin de la main malhabile. La difficulté est diminuée par l’usage de la mine de plomb, qui marque facilement le papier et glisse bien. Mais au détriment de la précision du trait. L’aquarelle permet d’ajouter du volume, mais impose un choix : remettre en avant la morphologie plutôt que l’écorché anatomique.

Asie lyonnaise

Le parc zoologique de Lyon vient d’ouvrir son nouveau bâtiment, la « forêt d’Asie », qui vient compléter la « plaine africaine ». Un nouvel espace qui accueille des espèces déjà hébergées dans le zoo et relogées – les gibbons, les élaphodes ou les binturongs –, et de nouveaux venus comme le tapir malais. Première visite avec un petit carnet de dessin. Il faudra y retourner pour espérer capturer le « bon profil » de certains pensionnaires peu coopératifs…