Vanité pour nouvelle année

Étude anatomique sur carnet leporello A5 ; mine de plomb, aquarelle, critérium vert et encre de chine. D’après une photo de M. J. Ranum (Deviant Art)

Dernier exercice pour 2021. La beauté du modèle et la symétrie solennelle de la pose ont incité le traitement en étude du squelette, en écho aussi au thème de la vanité, développé au même moment dans une exposition du musée des Beaux-Arts de Lyon. La prêtresse accueille la nouvelle année… avec respect mais circonspection.

Orante écorchée

Étude anatomique à titre d’exercice. Silhouette réalisée de la main gauche à la craie sanguine, écorché ajouté de la main droite à la mine critérium bleue 2 mmm. La pose et la morphologie fine et musclée du modèle mettent en valeur la série des obliques le long du tronc et l’éventail des faisceaux du grand dentelé. Le contraste entre sanguine et bleu et la différence de rendu des deux outils soulignent la distinction entre morphologie externe et anatomie interne.

Exercice en trois étapes

Nouvel exercice de morpho-anatomie, combiné à un petit défi technique : le dessin de la main malhabile. La difficulté est diminuée par l’usage de la mine de plomb, qui marque facilement le papier et glisse bien. Mais au détriment de la précision du trait. L’aquarelle permet d’ajouter du volume, mais impose un choix : remettre en avant la morphologie plutôt que l’écorché anatomique.

Asie lyonnaise

Le parc zoologique de Lyon vient d’ouvrir son nouveau bâtiment, la « forêt d’Asie », qui vient compléter la « plaine africaine ». Un nouvel espace qui accueille des espèces déjà hébergées dans le zoo et relogées – les gibbons, les élaphodes ou les binturongs –, et de nouveaux venus comme le tapir malais. Première visite avec un petit carnet de dessin. Il faudra y retourner pour espérer capturer le « bon profil » de certains pensionnaires peu coopératifs…

Croquis lyonnais, croquignolets

Trois croquis aquarellés du centre-ville de Lyon, réalisées sur un petit carnet A6. La piscine du Rhône (vide après l’heure de fermeture), l’immeuble baroque du quai Fulchiron, le long de la Saône, et un vitrail armorié de l’église Saint-Georges, à l’extrémité sud du Vieux-Lyon.

Ballerine… sans tutu

Danseuse, profil droit. Version écorché et anatomie musculaire. Sanguine, critérium à mine HB et mine rouge.

Exercice d’anatomie sur une pose dynamique vue sous un angle un peu original, qui met en évidence le grand dentelé et ses relations avec les obliques et les côtes sous-jacentes. Un ensemble que la maigreur et la souplesse du modèle permettent d’analyser clairement. Sans compter un joli défi de traitement de la perspective et des raccourcis. Et pour corser encore le tout, répété deux fois (à peu près identiques…).

Tout en contrôle…

Dessin au critérium, de la main gauche. 17 février 2021

Petit défi auto-imposé et exercice de mobilité… pour la main. Un dessin au critérium (avec une mine verte pour changer), d’après photo, intégralement réalisé de « l’autre » main, à savoir la gauche. Le trait est un peu plus tremblé, changements de direction et hachures demandent de tourner plus fréquemment la feuille… Mais changer de main n’est pas aussi compliqué pour dessiner que pour écrire. Moins propice à un dessin rapide et plus fatigant, surtout… mais toujours plus facile que la figure de cette gymnaste.

Fille verte des fjords…

Titre purement opportuniste dont je laisse au lecteur qui ne l’aurait pas identifiée tout de suite le soin de trouver la référence. Après le papier bleu, le papier vert à grain fin, parfaitement adapté à la technique dite « des trois crayons » (sanguine, pierre noire, pierre blanche).

Sirène bleue

Craie sanguine, brun de noix et blanche sur papier gris-bleu. Janvier 2021.

Essai sur papier gris-bleu épais au format A5. La couleur froide de fond impose un dessin aux couleurs chaudes. Mais c’est aussi pour éviter l’essai infructueux qui gâcherait ce papier que j’ai privilégié les outils que je maîtrise. Zone de confort, tout ça, tout ça… La sanguine se révèle finalement trop peu visible sur ce fond, et le brun de noix s’avère préférable pour les teintes les plus sombres. La sanguine reste pour les teintes moyennes, le blanc forcément pour rehausser les lumières.

Tête en l’air…

Quand j’aurai du vent dans mon crâne / Quand j’aurai du vert sur mes osses / P’tête qu’on croira que je ricane / Mais ça s’ra une impression fosse / Car il me manquera […] ce phosphore un peu mou / Cerveau qui me servit / à me prévoir sans vie

Boris Vian, Quand j’aurai du vent dans mon crâne, extrait du recueil Je voudrais pas crever, 1962

Vrai squelette en montage anatomique de la collection de biologie de l’ENS de Lyon. Encre de Chine et aquarelle.